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i = RECOMMANDATION DE MUNKEN
« Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ». Quel que soit le degré de vérité du dicton, personne ne contestera que les images constituent l’élément essentiel du cycle de production graphique. Le choix des images revêt à ce titre une importance cruciale, qu’on aurait tort de sous-estimer. Les images et la qualité du papier déterminent largement la « première impression » que véhicule l’imprimé.
Sous réserve d’une photogravure adéquate, le papier non couché convient pour l’impression de la plupart des images.L’image constitue presque toujours un moyen efficace de renforcer le message véhiculé.
i Toutes les images, en particulier celles en couleur, se prêtent à l’impression sur papier non couché. Les images chargées à dominantes sombres requièrent ependant une adaptation poussée au papier. |
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Pour obtenir une qualité d’impression optimale, il est nécessaire d’appliquer à l’image, au préalable, une série de retouches destinées à l’améliorer. Avant d’entreprendre ces opérations, il est indispensable d’avoir une idée claire de l’aspect final que vous souhaitez donner à l’image et de ce que vous voulez qu’elle exprime.
Quels que soient les traitements appliqués à l’image, il est théoriquement impossible de reproduire sur papier avec une fidélité absolue l’aspect qu’elle revêt sur la photo originale ou dans la réalité avec ses couleurs réelles. Cette impossibilité tient à la différence entre les nuances que l’oeil humain est capable de percevoir et celles que l’écran de l’ordinateur et les encres d’impression sont capables de produire. L’oeil humain peut distinguer de 15 á 20 millions de teintes tandis que les écrans d’ordinateur actuels en génèrent entre 10 et 15 millions. Ce nombre diminue encore dans le cas de l’impression sur papier. Le papier couché par exemple est capable de restituer 6000 nuances, le non couché 4000 seulement. D’un autre côté, l’oeil humain est un organe sensible, ce qui permettra de lui donner l’illusion que l’image qu’il perçoit est identique à l’original – et c’est ce résultat qu’un traitement d’image appliqué dans les règles permet d’obtenir.
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GAMME DE COULEURS Ce schéma illustre la gamme des couleurs reproduites par différents médias et perceptibles par l’oeil humain.
i Le traitement de l’image se déroule en plusieurs étapes telles que le cadrage, l’ajustement de la résolution, de l’équilibre, de la saturation, de la luminosité des couleurs et du contraste. L’image est ensuite prête à être manipulée au gré des besoins.
L’impression sur papier non couché nécessite d’observer certaines recommandations. Sur papier non couché, les encres quadri (CMJN) ont un aspect un peu plus terne, d’où l’intérêt d’augmenter la saturation des couleurs de l’image, ainsi que son contraste.
Sur papier non couché, il est également de bonne pratique de réduire la proportion des couleurs contaminantes, en particulier le noir et le bleu dans les rouges et les orange ou le noir et le rouge dans les verts. Une application adéquate de ces mesures évitera d’obtenir des orange tirant sur le brun et donnera des verts plus nets et plus éclatants. |
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Le choix des images est une étape importante mais qui ne pose pas de problème majeur. L’étape suivante est plus délicate dans l’optique d’une reproduction parfaite des images. Le processus, parfois complexe, nécessitera toute une série de mesures avant obtention d’une image prête pour l’impression.
Une fois l’image choisie, le travail consistera à opérer sa saisie électronique sur ordinateur en la convertissant en données numériques. Cette numérisation de l’image s’effectue à l’aide d’un périphérique appelé scanner.
L’opération de numérisation dépend de l’image originale. Une photo prise à l’aide d’un appareil de prise de vue numérique par exemple, donne déjà une image numérique, généralement en format RVB (un système basé sur les trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu). Elle ne devra donc plus passer au scanner. L’image originale devra cependant présenter une résolution suffisante – c’est-à-dire être constituée d’un nombre suffisant de pixels (contraction du terme anglais « picture element », élément d’image) – pour garantir une reproduction satisfaisante à l’impression.
La numérisation d’une image sur diapositive ou sur support papier requiert un scanner d’image, à tambour ou à plat. Comme dans le cas précédent, l’image devra être numérisée à une résolution suffisante pour donner un résultat acceptable à l’impression. Le choix de la résolution est déterminé par deux facteurs : la linéature de trame et la taille de l’image sur l’imprimé. Ces deux critères imposent également des exigences quant à la qualité du scanner, le degré d’agrandissement de l’image étant lié à la capacité de résolution de ce périphérique.
La résolution de l’image dépend également pour une part du papier, les linéatures de trames possibles variant en fonction de la qualité du papier. Cet aspect ne joue cependant qu’un rôle mineur à ce stade.
i Comme règle de base, il est de bonne pratique de choisir comme valeur de résolution le double de la linéature de trame, en tenant compte du degré d’agrandissement ou de réduction par rapport à l’image originale. |
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