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Il est de bonne pratique de produire systématiquement une épreuve couleur avant que l’imprimeur ne mette sous presse afin de vérifier que chaque détail du travail présente l’aspect voulu.
Une mise en garde s’impose cependant : les épreuves couleur pour une impression sur papier non couché peuvent être trompeuses dans la mesure où il est parfois difficile d’y reproduire les retouches de photogravure effectuées pour tenir compte de l’élargissement du point, du papier, des nuances, de la définition, de la linéature de trame ainsi que d’autres paramètres. Cette prudence est particulièrement de mise si l’épreuve est tirée sur un support différent, présentant une surface très lisse comme le cromalin. La perception des couleurs et de l’image sur l’épreuve s’écartera sensiblement de ce qu’elle sera en présence du résultat définitif.
i Ajoutons également que les épreuves couleur analogiques ne sont pas adaptées au papier non couché. Nous recommandons d’effectuer plutôt un tirage numérique simulant le résultat final sur le papier et la presse de destination, la meilleure solution consistant bien entendu à effectuer le tirage de l’épreuve sur la presse et sur le papier qui serviront au tirage effectif. Le client disposera dans ce cas d’une référence idéale pour décider des ultimes retouches à opérer en photogravure et sur le film afin d’obtenir un résultat final exactement conforme à ce qu’il souhaite.
Même si cette façon de procéder pourra sembler coûteuse, elle s’avérera bien souvent la plus avantageuse, surtout pour les grands tirages dans le mesure où elle prévient les erreurs et dissipe les malentendus résultant de bons à tirer délivrés sur examen d’épreuves trompeuses produites par d’autres méthodes.
Au bout du compte, choisir systématiquement l’option la moins chère entraîne parfois des coûts insoupçonnés. |
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