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Tous les papiers sont uniques et possèdent des propriétés différentes : des propriétés cruciales pour la qualité finale de l’imprimé, la façon dont il est perçu et la part d’affectif qu’il véhicule. Le choix du papier est donc important et repose sur un savoir particulier.Tout simplement, il faut comprendre les exigences et les propriétés du papier pour être en mesure de faire un choix adapté.
Ce processus comporte deux dimensions. Tout d’abord la nécessité d’une plate-forme objective, quantifiable, rassemblant des données précises sur les qualités du papier. À ce socle physique s’ajoutent d’autres considérations, plus subjectives, concernant des qualités immatérielles. Nous nous bornerons ici à la dimension objective en présentant une série de propriétés quantifiables du papier. |
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Comme les poissons qui composent un banc ont tendance à nager ensemble dans la même direction, les fibres adoptent de préférence le sens de déplacement de la toile sur la machine à papier. Cette orientation détermine ce qu’on appelle le sens machine (par rapport au sens travers) : le papier est plus rigide et se plie moins facilement le long de cet axe. Il est facile de connaître le sens machine en posant une feuille de papier sur le bord de la table : l’axe sur lequel elle se plie plus facilement est celui du sens machine. Un autre truc consiste à serrer le pouce et l’index en glissant le long du bord de la feuille. Le bord qui se déforme le plus correspond au sens travers.

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Nous avons expliqué plus haut les deux grandes méthodes de fabrication de la pâte à papier, la voie mécanique et la voie chimique. Cette dernière élimine pratiquement toutes les substances du bois en dehors de la cellulose. Le papier formé avec plus de 90% de pâte chimique est dit « sans bois » et présente une grande solidité et une excellente permanence. La production de pâte mécanique exploite la majorité du volume de l’arbre et d’autres éléments sont présents dans la pâte avec la cellulose. Un papier composé à plus de 10% d’une telle pâte est dit « avec bois ». Il se caractérise par une bonne résistance, une excellente opacité et un aspect naturel.
Les papiers formés avec des pâtes mi-chimiques brouillent la distinction classique entre papier avec et sans bois puisqu’ils héritent de qualités associées à l’une et l’autre pâte. Si, par définition, ils appartiennent à la catégorie des papiers avec bois, ils se comportent souvent comme des sans-bois selon la fonction souhaitée.
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Comme les feuilles, les bobines sont au diamètre et à la largeur (la laize) spécifiés par la commande, mais se caractérisent aussi par le poids et la longueur. Les formats normalisés sont moins fréquents mais ils existent. Toutes les bobines sont enroulées sur un mandrin qui permet leur manipulation et leur fixation sur les presses d’imprimerie. Les diamètres standard des mandrins sont 70, 76 et 153 mm. |
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La machine de mise en feuilles découpe le papier aux dimensions spécifiées dans la commande ou selon un format standard, et le papier est ensuite livré sur palettes – dans un emballage unique où toutes les feuilles sont empilées ou en conditionnement fractionné, les feuilles étant emballées par rames ou ramettes de 500, par exemple.
Comme nous l’avons dit plus haut, les références dimensionnelles sont données en fonction du sens machine. Le premier nombre correspond au côté parallèle au sens travers. Autrement dit, le sens machine d’une feuille au format A4, 210 x 297 est celui de la longueur. |
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À la sortie de la machine à papier, la feuille est bobinée sur d’énormes bobines mères. Si le produit est destiné à une presse offset, la bobine est refendue en bobines filles, ou encore le papier est découpé en feuilles aux dimensions requises.
Feuilles et bobines sont les principaux types de format, avec un très grand nombre de sous-groupes qui sont soit normalisés soit fabriqués sur mesure en fonction du client et de l’usage envisagé. Un acheteur est en général assuré de trouver les formats standards en stock chez son distributeur. Pour une commande sur mesure, le délai sera un peu plus grand car elle devra d’abord être enregistrée et fabriquée à l’usine. |
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L’opacité se définit comme le contraire de la translucidité.Plus un papier est opaque, moins il est translucide. Un papier faiblement opaque, comme le papier ingraissable ou le papier calque, laisse passer une proportion de lumière plus élevée.
L’opacité dépend de la capacité qu’a le papier de distribuer et d’absorber la lumière. Elle peut être modifiée à l’impression, ce qui fait qu’on parle alors d’opacité de l’imprimé. C’est un facteur important à prendre en compte car l’encre pénètre le papier et réduit son opacité, avec pour conséquence que l’impression se distingue à travers la feuille. C’est surtout important pour l’impression recto-verso, notamment sur du papier de faible grammage. Il faut donc soigneusement étudier la place du texte et du graphisme sur la page. |
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À l’instar du vocabulaire des Inuits pour qualifier la couleur et la consistance de la neige, le papier présente un large spectre de degrés de blancheur et de teintes, des possibilités multiples permettant de rehausser l’aspect du produit fini. La différence est nette, en effet, entre du papier blanc, écru ou coloré.
Cependant, les pâtes du même type présentent généralement la même blancheur et teinte. C’est pourquoi on ajoute des adjuvants chimiques pour moduler le degré de blancheur et la teinte du papier. Les azurants optiques augmentent le degré de blancheur, par exemple, car ils réfléchissent la lumière blanche, ce qui donne l’impression que le papier est plus blanc qu’il ne l’est réellement.
Blancheur, brillance et teinte sont des propriétés optiques qui peuvent paraître difficiles à distinguer alors qu’elles se réfèrent à deux choses différentes. La brillance est exprimée en pourcentage de la lumière, d’une longueur d’onde donnée, qui est réfléchie par le papier. Le degré de blancheur est un paramètre voisin, mais qui se mesure sur plusieurs longueurs d’onde et donne une valeur proche de ce que perçoit l’oeil humain.
Des papiers de même blancheur peuvent avoir différentes teintes et c’est pourquoi on mesure également cette valeur, par exemple bleu, jaune, rouge ou vert. Des colorants sont ajoutés à la plupart des papiers. Par exemple, une teinte bleue renforcera l’impression de blancheur tandis qu’un soupçon de jaune permettra au papier d’avoir un aspect plus naturel.
Dans la fabrication des livres, par exemple, il est bien sûr important de disposer d’un papier présentant toujours la même couleur ou teinte, et c’est une autre raison qui explique l’emploi de colorants, pour éviter les alternances de couleur sur la tranche des livres. |
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On peut comparer la surface d’une feuille de papier à un paysage naturel, avec des bosses, cuvettes et autres reliefs mineurs.Toute cette topographie est désignée par le terme de rugosité. Celle-ci, ou plutôt son contraire, le lissé, s’exprime en ml/min et mesure l’écoulement de l’air entre la surface du papier et un dispositif de mesure en une minute, méthode qui permet d’obtenir la valeur Bendtsen. En général, le papier non couché présente une rugosité supérieure – une géographie plus accentuée – que le papier couché.Pour la diminuer, le papier est compressé et lissé dans une calandre ou une lustreuse. Il y a un rapport entre la main et le lissé puisqu’un papier lissé sera moins bouffant. Pour obtenir une main plus élevée, il faut dans une certaine mesure atténuer la régularité de la surface du papier et le rendre plus rugueux. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le résultat final. Dans certains cas, on cherchera à exploiter une feuille lisse et régulière tandis que dans d’autres, l’imprimé véhiculera une sensation tactile plus prononcée, plus brute.
La rugosité est un facteur déterminant pour l’impression, surtout pour les papiers particulièrement rugueux où les irrégularités peuvent altérer le graphisme.
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Grammage, Épaisseur et Bouffant |
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Le grammage, l’épaisseur et le bouffant sont trois propriétés courantes et essentielles. Elles sont souvent évoquées ensemble pour la simple raison qu’elles sont mathématiquement liées. L’épaisseur et le grammage se définissent indépendamment tandis que l’indice de bouffant – la main – est le rapport entre grammage et épaisseur. Examinons chaque terme plus en détail. |
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Épaisseur = Grammage/Bouffant |
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L’épaisseur se mesure en microns (µm, millièmes de millimètre) et correspond à la distance qui sépare les deux faces du papier. L’épaisseur est une notion importante à bien des égards puisqu’elle affecte la stabilité, le toucher et bien sûr l’épaisseur de l’imprimé fini. C’est particulièrement vrai pour l’impression de livres, qui peuvent comporter des centaines de pages. Dans l’usage courant, cependant, le grammage sert souvent à qualifier l’épaisseur du papier. |
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Bouffant = Épaisseur/Grammage |
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Comme le montre la formule ci-dessus, l’indice de bouffant se définit par le rapport entre l’épaisseur et le grammage.
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L’expression sert à désigner le volume ou, à l’inverse, la densité du papier, la définition correcte étant « la valeur de densité réciproque ». Un papier à l’indice de bouffant faible est plus compact qu’un papier qui « a de la main ». Il est mince et lourd alors qu’un papier bouffant est léger, aéré et épais. Plus dense, un papier au bouffant inférieur offre souvent un toucher plus doux qu’un autre avec une main supérieure, et vice versa.
La main est un facteur très important pour les livres et détermine largement la perception du résultat final. Pour donner une sensation de livre épais et au contenu généreux, on utilise un indice de bouffant élevé.
On fait le choix inverse si l’on cherche à publier beaucoup de texte dans un volume raisonnablement mince.
La main est aussi, dans certains cas, un paramètre de coût non négligeable. Pour une campagne de publipostage, par exemple, l’utilisation d’un papier légèrement plus bouffant permet de réduire le poids sans nuire à la présentation. D’où des économies substantielles dans les frais de distribution. |
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Épaisseur = Grammage*Bouffant |
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L’épaisseur se mesure en microns (µm, millièmes de millimètre) et correspond à la distance qui sépare les deux faces du papier. L’épaisseur est une notion importante à bien des égards puisqu’elle affecte la stabilité, le toucher et bien sûr l’épaisseur de l’imprimé fini. C’est particulièrement vrai pour l’impression de livres, qui peuvent comporter des centaines de pages. Dans l’usage courant, cependant, le grammage sert souvent à qualifier l’épaisseur du papier.
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